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POST TENEBRAS LUX


Le crépuscule d’un commis d’état

Publié par Karim R'Bati sur 26 Août 2013, 17:52pm

Catégories : #CHRONIQUES

Le crépuscule d’un commis d’état

S'il existe au Maroc un politicien que les Marocains n’oublieront pas, c'est bien l'actuel chef du gouvernement, le PJD-iste Abdelilah Benkirane. Et pour cause, dans le monde terne, répétitif et ennuyeux de la politique politicienne, orchestrée par le Makhzen depuis plus d’un demi-siècle, il nous a tellement divertis, amusés et, parfois, consternés aussi par ses facéties et par ses blagues de mauvais goût. Cela dit, l’homme a fait ce qu'il pouvait, mais par son manque flagrant de charisme, en multipliant les gestes de flagornerie gratuite d’un autre âge et en renonçant à une bonne partie de ses prérogatives constitutionnelles, il a fini par incarner le personnage de ce médecin-imposteur qui prétend soigner les maladies graves sans les désigner nommément, sans oser remonter à leurs causes, c’est-à-dire sans passer préalablement par le diagnostic.

Autant dire un charlatan qui se propose de vaincre un fléau qui s’est abattu sur un village, en lui tournant le dos et qui, pour tromper les gens, n’hésite pas à insulter leur intelligence en invoquant les Djinns et les esprits maléfiques comme unique source de leur Mal. Pourtant, ce mal, les Marocains le connaissent pertinemment, ils en connaissent surtout l’origine et n’attendent pas qu’on lui donne de faux-noms, ils attendent plutôt qu’on les en soigne ou qu’on les en débarrasse. Le comble de l’humiliation, c’est que le même Benkirane, faute d’y parvenir, en est aujourd’hui réduit à négocier sa survie avec les mêmes ‘Afarit et les mêmes Tamassih qu’il dénonçait, il n’y a pas si longtemps, dans ses discours véhéments à usage électoral.

Alors qu’il aurait pu claquer la porte en invoquant en toute sincérité les obstacles, les coups bas, les bâtons dans les roues qui lui furent dressés pour l’empêcher de mener à bien le programme politique pour lequel il a été élu ; au lieu de s’émanciper du degré zéro de la politique pour entrer dans l’histoire par la grande porte, l’homme s’accroche pathétiquement à son poste de chef d’un gouvernement sous contrôle et se montre prêt à toutes les concessions, à toutes les compromission, pour espérer garder sa petite place de commis d’état, gagnée sur le dos des sacrifices des jeunes du mouvement du 20 février.

Karim R’Bati

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wifak 19/04/2015 19:12

aidez benkirane à se débarasser des crocodiles et satans
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